Edith PIAF
Edith Piaf naît à Belleville, à Paris, en 1915, d'un père artiste de cirque et d'une mère qui se désintéresse d'elle. Edith Giovanna Gassion passe son enfance dans
une maison close de Normandie où sa grand-mère paternelle travaille comme cuisinière et où les prostituées la prennent en affection. Momentanément aveugle
à la suite d'une affection oculaire, elle est guérie " par miracle" à l'occasion d'un pèlerinage à Lisieux et vouera une éternelle reconnaissance à Sainte Thérèse.
La chanteuse des rues :
De retour à Paris elle chante dans les rues et dans les cours, où elle est remarquée par Louis Leplée qui, subjugué par sa voix, l'appelle "La Môme Piaf", et
l'engage dans son cabaret proche des Champs Elysées, à Paris, le Gerny's. Piaf connait le succès assez rapidement, mais, quelques mois après leur rencontre,
Leplée est assassiné et Edith est soupçonnée de complicité de meurtre. Mise hors de cause, elle doit cependant tout recommencer à zéro. Le parolier
Raymond Asso, opportunément, lui offre de reprendre " Mon légionnaire" qui sera son premier gros succès. Puis, toujours grâce à cet homme, elle fait la
connaissance de Marguerite Monnot, qui restera sa compositrice de prédilection et lui écrira ses plus belle chansons : Les amants d'un jour, L'hymne à l'amour,
Milord...
Le succès :
En 1937, Edith Piaf triomphe à l'ABC avec le répertoire d'Asso et de Monnot. C'est la fin de la misère et e début de sa prodigieuse carrière. Mais la guerre
arrive et Asso est mobilisé. Piaf se lie alors avec Paul Meurisse, avec lequel elle joue, au théâtre, Le bel indifférent (1940) , une pièce spécialement écrite
pour elle pas son ami Jean Cocteau. Dans le même temps, elle tourne également pour le cinéma, mais la chanson reste sa passion primordiale. Au fil des
années, elle travaille avec de nouveaux paroliers comme Michel Emer ou Henri Contet et signe ses premiers textes. En effet, Piaf n'est pas seulement une
interprète exceptionnelle mais également une parolière à succès à qui l'on doit des chansons comme " La vie en rose " ou "L'hymne à l'amour".
Une artiste au grand coeur :
Pendant l'occupation, Piaf continue à se produire sur scène. Elle ira même chanter deux fois à Berlin pour les prisonniers français, ce qui lui vaut, à la
Libération, d'être soupçonnée de collaboration. Mais elle sera totalement blanchie de ses charges, car preuve est faite que ses tournées en Allemagne ont
permis plusieurs évasions...
Sa générosité naturelle la pousse à aider, à conseiller et à lancer une série de jeunes artistes, tels qu'Yves Montand, Les Compagnons de la Chanson ou
Eddie Constantine.
Heureuse sur scène, malheureuse en amour :
Marquée par la vie, la misère et la rue - une image dont elle joue, d'ailleurs, avec beaucoup d'habileté - Paif brûle sa vie et les planches, et sa renommée
s'entend désormais sur tous les continents. Considérée par la presse internationale comme l'une des plus grandes vedette du monde, elle est l'artiste, avec
Frank Sinatra, la mieux payée de son temps. En 1947, à New York, elle rencontre le boxeur Marcel Cerdan qui sera le grand amour de sa
vie (rencontre dont Claude Lelouch tirera un film, Édith et Marcel, 1983) ; la mort accidentelle de ce dernier,
en 1949, est un drame dont elle ne se relèvera jamais. .
Cest dailleurs à la mémoire de Cerdan quelle écrira " lHymne à lamour ".
En 1952, elle épouse Jacques Pills, chanteur de lancien duo Pills et Tabet, mais le mariage ne dure guère.
Toujours à la recherche de nouveaux talents, Piaf contribue à révéler Charles Aznavour (" Jézébel "),
Georges Moustaki (" Milord ") et Charles Dumont (" Non, je ne regrette rien ").
La drogue, la maladie et la mort :
Au début des années soixante, minée par la drogue et par la maladie, la chanteuse connaît une sorte de
résurrection, grâce à lamour que lui voue Théo Sarapo, quelle épouse en 1962 et quelle tente dimposer au
music-hall (duo " À quoi ça sert lamour ? ").
Cependant, usée par le travail et par les excès bien que sa voix ne lait jamais trahie elle meurt en 1963,
quelques heures avant son vieil ami Cocteau. Ses funérailles, au cimetière du Père-Lachaise, sont suivies par une
foule gigantesque, évaluée à plus de cent mille personnes.